Mardi 13 avril 2010 2 13 /04 /Avr /2010 12:17

 

Bonjour,

 

Pour le type de lecture qui fait l'objet ce blog, c'est à dire "Les Lectures de Guerre", il faut garder à l'esprits certains points, d'autant plus quand il s'agît de la seconde guerre mondiale.

Ceci est impératif si on veut rester impartial, garder un certain récul sur des événements historiques et la passion que cela peu engendrer.

Je tenterai dans la mesure du possible d'y apporter une attention particulière dans les articles qui seront "postés".

 

Voici un petit "Checking" à faire quand on se procure un livre "de guerre":

 

1) La date de parution:

Ce point est essentiel quand il s'agît de "Livres de guerre" qui s'inscrivent dans un registre historique à proprement parler.

Ainsi, des livres sur le même thème, publiés à des dates différentes, verront leurs thèses s'opposer, des faits se contredire et on aura une lecture de l'histoire complètement revisitée. 

Cela s'explique de la façon suivante:

- l'auteur, dans un contexte post guerre mais écrivant à une date encore très proche des événements, aura forcement un appriori et sera encore marqué par les idéologies et gardera même peu être des stigmates de la propagande (en général car pour la 2GM, tous ont en usé et abusé...)

- l'auteur, s'il a été acteur lui même, sera alors plutôt subjectif et pourra avoir une attitude complètement différente en fonction de la date d'écriture.

Par exemple, un général allemand de la Wehrmacht écrivant peu après guerre, aura certainement plus d'audace dans son verbe et de défiance envers le vainqueur mais cherchera à se détacher des événements et se deresponsabiliser des tragédies de la 2GM, si son ouvrage est beaucoup plus récent..

- l'auteur historien, en fonction de la date de ses recherches, aura à sa disposition plus ou moins d'ouvrages précedement écrits, de thèses s'affontant  et de faits établis.

Il aura également accès à une documentation plus ou moins limitée. Par exemple les archives de guerre Russes, déclassées à partir de 2010, donneront une lecture des événements qui peu remettre en question des thèses historiques, alors fondées sur des éléments falcifiés.

   

2) L'auteur:

Connaître la biographie de l'auteur ainsi que sa bibliographie est un indicateur intéressant. On pourra grâce à cela, avoir une idée de l'impartialité de l'auteur. Si celui-ci est partial, au moins on saura à quoi s'en tenir.

 

Les noms d'emprunt sont souvent utilisés par des auteurs aux thèses plus subversives.

A titre d'exemple, l'auteur "Saint Loup" est en réalité Marc Augier, collaborateur et militant qui s'enrola dans la Waffen SS française (la LVF). Il écrira plusieurs livres sur les volontaires français, espagnols, belges...

Il publira sous sont vrai nom des ouvrages très marqués.

 

3) La maison d'édition:

Une connaissance, même minime, des maisons d'éditions peuvent nous éviter de tomber sur des ouvrages plus que limite. Je ne citerai pas l'une d'entre elle qui par exemple, n'hésite pas à vendre des auteurs révisionnistes, des livres très engagés, des révues nationnalistes etc...

Donc, un livre au prime abord intéressant et d'un auteur inconnu, pourra alors être ciblé, a condition d'avoir cette culture. L'acquisition se fera alors en connaissance de cause.

 

Donc, soyez attentifs, cela vous évitera peu être des achats malheureux ou vous évitera peu être aussi de prendre des vessies pour des lanternes

 

A+

 

Par 111 - Publié dans : Carnet de correspondance
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Jeudi 8 avril 2010 4 08 /04 /Avr /2010 17:04

chien-mechant.jpg

 

 

Quelques mots sur l'auteur:

 

Emmanuel Boundzéki Dongala né le 14 juillet 1941 au Congo Brazzaville est un écrivain,  professeur de chimie et professeur de littérature africaine.

De père congolais et de mère centreafricaine, Emmanuel Dongala doit fuir Brazzaville à la fin des annés 1990 quand le pays est déchiré par la guerre civile alors qu'il est professeur de chimie et principal animateur du Théâtre de l'Eclair.

Grâce à ses amimitiés, il trouve refuge aux états unis en 1997.

 

Quelques mots sur le livre:

Adapté au cinéma en 2008 sous le titre de "Johnny Mad dog", il relate la "guerre civile" en Afrique à travers un roman très proche du récit de guerre. C'est pourquoi je l'ai classé dans cette rubrique.

Aucun pays, aucune ville, aucun lieu n'est mentionnée, si bien que l'histoire peu être transposée n'importe où en Afrique noire. A n'importe quel endroit ou sévit la guerre.

A ce choix délibéré de Emmanuel Dongala, viens s'ajouter l'origine du conflit. Comme dans l'immense majorité des cas il s'agît de guerres éthniques pour l'accession au pouvoir.

Dans le livre, se sont les "Dogo Mayis" opposés aux "Mayis Dogo", éthnies qui n'ont pas l'air de réelement exister (d'après ma très rapide recherche sur internet).

Cette inversion de mots me fait penser à cette adage qui dit "bonnet blanc" et "blanc bonnet", pour décrire deux choses qui on l'air différentes mais qui sont finalement semblables.

Ici, quelque soit l'éthnie et le chef à la tête rien ne change pour le peuple, ni pendant un règne ni après un coup d'état pour le règne du suivant.

 

Le récit est une alternance par chapître des deux personnages centraux.  Chacun évolue avec son entourage dans le contexte de la guerre civile. L'un en est acteur, l'autre viticme.

Le permier, "Johnny Chien Méchant", enfant soldat faisant partie des rebels et le second personnage "Laokolé", adolescente qui tente de fuir les combats dans la capitale avec sa mère et son petit frère.

 

Avec Johnny Chien Méchant, se sont les peletons d'enfants guerriers, ivres de vin de palme, d'herbe et de télévision qui sont dépeints. Détachés pour la plus part du temps de la "réalité", ils pillents, violent et tuent comme ils respirent...

Lorsqu'un civil est capturé, il appartient forcement à la faction adverse, baptisé "Tchétchènes", ou alors il est un espion à leur solde. Pas le moindre doute n'est permis et le verdict  est ponctué par une exécution sommaire.

A 16 ans, c'est déjà un vétéran, chef de son peleton et doit ratisser "Kandahar" jusqu'aux ambassades ou jusqu'au Haut Comité des Réfugiés. Sa mission principale est d'empêcher les civils d'y trouver un refuge par tous les moyens.

 

Laokolé, jeune fille de 14 ans, déjà très mature prend en charge sa mère et son frère. Elle connait déjà la guerre civile puisqu'au précédent coup d'état son père a été assassiné, sa mère emputée des deux jambes et on été dépouillés de leurs maigres richesses. Studieuse, elle ne comprend pas cette perpétuelle lutte qui empêche son pays de se développer et qui rend quasi impossible son rève de devenir un jour ingénieur.

 

Un livre assez dur, sa cruelle lucidité nous permet d'apercevoir l'enfer quasi quotidien des civils de ces pays d'Afrique qui vivent au rythme des mortiers et des "kalach's"...

 

A lire... et à méditer...

Par 111 - Publié dans : Récit de guerre
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Lundi 22 mars 2010 1 22 /03 /Mars /2010 14:29
On connaît la malheureuse histoire de la Shoah et des crimes commis par les nazis en Europe.
Mais on parle très peu des crimes commis par les Japonais en Chine et dans les pays qu'ils occupèrent de 1926 à 1945.
En effet, la politique expansionniste du Japon, qui souhaitait créer la "Sphère de co-prospérité de la Grande Asie", mena à de très nombreux crimes contre les Chinois, Birmans, Indonesiens, Phillipins, Birmans etc...
Pour la Chine seulement, on estime qu'il y a eu 3.9 millions de morts par extermination pure et simple et 10.2 millions de civils qui perirent des causes indirctes de l'occupation Japonaise.

Au même titre que l'Allemagne Nazie avec le procès de Nuremberg, le Japon eut droit au procès de Tokyo. Ce procès revêt en partie une image de procès de façade car les membres de la famille Impériale et les hauts dignitaires Japonais ne furent pas plus inquiétés.
Seuls quelques chefs militaires furent exécutés et /ou emprisonnés.

180px-Execution_of_POW_by_Japanese_Naval_Forces.jpg   Exécution du sergent Leonard G. Siffleet à Aitape le 24 Octobre 1943


crimjapon1.jpg Xuzhou, chine, 1938. Civils tués par des soldats Japonnais
Par 111 - Publié dans : Le saviez vous?
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Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /Mars /2010 13:50

mer-cruelle.gif


L'auteur:
Nicholas Monsarrat, juriste de formation et journaliste avant guerre, servi pendant le second conflit mondial comme officier dans la Royal Navy. Il finira la guerre au grade de "Capitaine de frégate" et démissionera de la Navy en 1946.
Il écrivit plusieurs ouvrages et vit trois d'entre eux adaptés au cinéma.
"La mer cruelle", écrit en 1951, est très largement inspiré de sa propre expérience et décrit avec une justesse la dure "Bataille de l'Atlantique".

Le livre et l'Histoire avec un grand H:
Le livre raconte la vie de l'équipage du "Compass Rose", commandé par le Capitaine Ericson puis du "Saltash", après que le premier eut été coulé et que très peu de membres d'équipages s'en soit tirés...
Il vous permettra de mieux comprendre l'histoire des escorteurs chargés de protéger les convois, veritables perfusions des pays en lutte contre les forces de l'axe.
En effet, le "Lend and Lease" (prêt bail) Américain qui permet à l'Angleterre et à l'Union Soviétique de subsister et de de faire face aux nazi est totalement acheminé via l'Océan Atlantique. Les U Boot (sous marins allemands) patrouillent par meute, se sont les fameux "Loups gris" de l'Amiral Dönitz, et qui prélèvent un lourd tribut aux forces de la Royal Navy, US Navy et navire marchands réquisitionnés pour la tâche...
Historiquement, on retrouve l'année charnière, 1943, qui voît le gibier devenir prédateur. La Royal Navy équipée de L'ASDIC (sonar) prend le dessus sur les terribles U Boot, qui sournoisement lançaient leurs salves de torpilles, envoyant par le fond de pauvres matelots ou les noyant dans un immonde mélange d'eau de mer glacée et de mazout...
Il est a savoir également, que la U Bootwaffe, subit de lourdes pertes car sur plus 33 000 sous-mariniers allemands, moins de 10% survivrons à la guerre.

J'ai adoré:
Les quelques pages sur les combats avec des U Boot, la tempête, l'atmosphère sur le bâteau mais aussi la vie à Londres et Liverpool pendant la guerre.

Je le conseil vivement!!!

A+

Extrait:
Quand ils reprirent la mer, ils essuyèrent une tempête d'une violence telle que, lorsque le cinquième jour se leva sur la lutte fantastique que soutenait le Saltash contre les flots déchaînés pour arriver seulement jusqu'au sud de l'Islande, Ericson se dit que c'était le pire temps de toute la guerre, le pire du monde entier. La mer était devenue comme un champ de bataille rugissant, où l'ouragan chassait et soulevait les navires comme des bouts de papier. Le convoi n'avait plus la forme d'un convoi ; un bateau était à peine un bateau dans cette immensité hurlante. Ce tumultueux coup de vent du sud, croissant en furie de jour en jour, semblait animé d'une méchanceté à laquelle on ne pouvait échapper ; chaque navire était comme un fugitif désespéré, condamné à être lynché par une foule dont les mouvements avaient passé d'une mauvaise humeur maladroite à une rage aveugle. De gigantesques vagues se précipitaient en grondant sur les pygmées qui devaient être leurs proies ; parfois la surface tout entière de là mer se soulevait d'un coup, et le navire qui se trouvait sur le chemin son assaut tremblait et chancelait tandis que des tonnes d'eau verte s'écroulaient sur son pont et dévalaient en torrent sur toute sa longueur. Les embarcations étaient fracassées, les cheminées bosselées, les passerelles et les roufs écrasés; des hommes disparaissaient par-dessus bord sans une trace, sans un cri, balayés de la vie comme des images effacées d'un tableau noir par un impérieux coup d'éponge. Même quand les vagues retenaient un moment leurs coups, le vent, qui hurlait et s'acharnait dans le gréement, serrait de peur chaque cœur ; car s'il était capable d'arracher de matériel du pont, les hommes ne pourraient résister à sa force terrible. Pour l'équipage du Saltash, il n'y avait plus de convoi et plus d'autres vaisseaux que le leur ; ils étaient depuis tant de jours et tant de nuits effroyables la proie des éléments qu'ils pouvaient être vaincus par leur seule brutalité. Le Saltash avait déjà affronté bien des tempêtes et avait eu souvent de la force de reste pour venir en aide à d'autres navires en difficulté, mais à présent uniquement occupé de lui-même, il peinait pour rester à flot, accomplissant heure après heure et jour après jour, les manœuvres désespérées d'un bateau qui refusait, sous la contrainte la plus violente, de se laisser engloutir. Pendant tout ce temps, un plaisantin ne cessait de chanter dans le haut-parleur une berceuse censée calmer le navire et la mer.
 
     
Par lecturesdeguerre.over-blog.com - Publié dans : Roman historique
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Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /Mars /2010 10:47

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Ecrit par Guido Knopp, historien allemand faisant autorité outre Rhin, ce livre décrit "l'ORDRE NOIR" de façon assez complète, sans s'enliser dans les détails.
Y sont abordés:
- L'historique de la SS
- La rivalité et l'évincement de la SA
- Les Einsatzgruppen, avec les exactions comises à l'Est sur la population (juive ou pas) et aujourd'hui désignées sous le terme générique de "Shoah par balle"
- Les camps de concentration et la solution finale
- La waffen SS
- ODESSA ou l'organisation chargée d'évacuer les chefs SS en fin de guerre
- etc...
Figure aussi deux biographies très bien écrites, celle Himmler "le fidel" et celle du monstre du "Protectorat de Boheme et Moravie" Heydrich.

L'ouvrage est très instructif car indépendemment du récit historique, on y trouve plusieurs témoignages et pour tout avouer, on ressent parfois un certain malaise.
En effet, Knopp ne nous épargne pas et n'hésite pas dans l'iconographie, les tableaux d'inventaire et la descriptions des événements qui se sont produits.

Pour les âmes sensibles s'abstenir et à lire absolument pour tous ceux qui voudraient en savoir plus sur cette "armée politique et fanatisée".


A+


Par lecturesdeguerre.over-blog.com - Publié dans : Livres sur la guerre
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