Bonjour,
Pour le type de lecture qui fait l'objet ce blog, c'est à dire "Les Lectures de Guerre", il faut garder à l'esprits certains points, d'autant plus quand il s'agît de la seconde guerre mondiale.
Ceci est impératif si on veut rester impartial, garder un certain récul sur des événements historiques et la passion que cela peu engendrer.
Je tenterai dans la mesure du possible d'y apporter une attention particulière dans les articles qui seront "postés".
Voici un petit "Checking" à faire quand on se procure un livre "de guerre":
1) La date de parution:
Ce point est essentiel quand il s'agît de "Livres de guerre" qui s'inscrivent dans un registre historique à proprement parler.
Ainsi, des livres sur le même thème, publiés à des dates différentes, verront leurs thèses s'opposer, des faits se contredire et on aura une lecture de l'histoire complètement revisitée.
Cela s'explique de la façon suivante:
- l'auteur, dans un contexte post guerre mais écrivant à une date encore très proche des événements, aura forcement un appriori et sera encore marqué par les idéologies et gardera même peu être des stigmates de la propagande (en général car pour la 2GM, tous ont en usé et abusé...)
- l'auteur, s'il a été acteur lui même, sera alors plutôt subjectif et pourra avoir une attitude complètement différente en fonction de la date d'écriture.
Par exemple, un général allemand de la Wehrmacht écrivant peu après guerre, aura certainement plus d'audace dans son verbe et de défiance envers le vainqueur mais cherchera à se détacher des événements et se deresponsabiliser des tragédies de la 2GM, si son ouvrage est beaucoup plus récent..
- l'auteur historien, en fonction de la date de ses recherches, aura à sa disposition plus ou moins d'ouvrages précedement écrits, de thèses s'affontant et de faits établis.
Il aura également accès à une documentation plus ou moins limitée. Par exemple les archives de guerre Russes, déclassées à partir de 2010, donneront une lecture des événements qui peu remettre en question des thèses historiques, alors fondées sur des éléments falcifiés.
2) L'auteur:
Connaître la biographie de l'auteur ainsi que sa bibliographie est un indicateur intéressant. On pourra grâce à cela, avoir une idée de l'impartialité de l'auteur. Si celui-ci est partial, au moins on saura à quoi s'en tenir.
Les noms d'emprunt sont souvent utilisés par des auteurs aux thèses plus subversives.
A titre d'exemple, l'auteur "Saint Loup" est en réalité Marc Augier, collaborateur et militant qui s'enrola dans la Waffen SS française (la LVF). Il écrira plusieurs livres sur les volontaires français, espagnols, belges...
Il publira sous sont vrai nom des ouvrages très marqués.
3) La maison d'édition:
Une connaissance, même minime, des maisons d'éditions peuvent nous éviter de tomber sur des ouvrages plus que limite. Je ne citerai pas l'une d'entre elle qui par exemple, n'hésite pas à vendre des auteurs révisionnistes, des livres très engagés, des révues nationnalistes etc...
Donc, un livre au prime abord intéressant et d'un auteur inconnu, pourra alors être ciblé, a condition d'avoir cette culture. L'acquisition se fera alors en connaissance de cause.
Donc, soyez attentifs, cela vous évitera peu être des achats malheureux ou vous évitera peu être aussi de prendre des vessies pour des lanternes
A+
Exécution du sergent Leonard G. Siffleet à Aitape le 24 Octobre 1943
Xuzhou, chine, 1938. Civils tués par des soldats Japonnais
